Portrait. Au cours de ses études de mode à Paris, Serge Castella consacre son temps à déambuler entre les puces et le Louvre. Le métier d’antiquaire s’impose comme une évidence. Il quitte sans hésiter la vie citadine pour retrouver sa terre espagnole. Au fil des années, sa clientèle lui demande de l’aide pour installer les objets, pour choisir un décor… jusqu’à endosser complètement le métier de décorateur. Il concrétise en 2006 cette activité en lançant son agence avec Jason Flinn.

Signature. Des pièces uniques et travaillées artisanalement dans un décor qui ne jure pas. Sa règle d’or : que l’objet existe seul, sobre et puissant. Les reconstitutions d’époques n’intéressent pas cet artisan de la décoration, qui les fait cohabiter en harmonie. Une confession: les antiques et le design du XXe fonctionnent à coup sûr.

Il aime. La première visite d’un lieu, et l’imaginer fini. Se laisser guider par chaque pays, chaque région, chaque maison. Dalí pour Cadaqués, les espadrilles, son talent et sa liberté. Giacometti et Picasso pour leur amour du Sud, leur simplicité et leur sincérité dont il tire son inspiration.

Coup de cœur. Pour son approche poétique des lieux et des objets. Pour ses associations uniques de bois bruts, de plâtres et de céramiques mates avec des objets de caractères, méticuleusement choisis, pour des résultats sobres et intemporels. Pour ses choix harmonieux de tissu et sa manière de ne rien laisser de côté.

What’s up. Infatigable, Serge Castella installe en ce moment-même un grand appartement Paseo de Gracia à Barcelone. Il lance également une nouvelle collection de tissus pour Gancedo, s’apprête à dessiner ses premiers jardins, travaille sur une maison de campagne en Russie, ainsi que sur d’autres projets en cours…

Crédit Photo – Toni Mateu