JZ Tea Trolley de Jorge Zalszupin

Editor's Pick

JZ Tea Trolley de Jorge Zalszupin

« De temps en temps, un design apparaît et vous fait perdre la tête. Une pièce qui brise les conventions de l’époque, et qui reste fraîche et chic 100 ans plus tard”, écrit Ruth Sleightholme dans son introduction à l’article de House & Garden “50 pièces de design iconiques dans lesquelles il faut investir”, dont le chariot JZ. Ruth conclut ensuite en déclarant que ces “pièces élégantes et au chic effortless sont des classiques dont la valeur ne baissera pas. ” Nous aimons passionnément cette pièce iconique conçue dans les années 1950 par Jorge Zalszupin. Les roues en laiton, élancées et surdimensionnées, font contrepoids aux côtés triangulaires et graphiques du plateau inférieur en bois précieux d’imbuia : des lignes simples et pures d’une sublime légèreté. Élégant et chic, il peut également être utilisé comme un meuble décoratif, idéal pour exposer de beaux bougeoirs ou de petits objets : Les bougeoirs d’Osanna Visconti, la feuille de figuier de Goossens ou les boîtes de Pandore de Le Berre Vevaud.

Le Chariot JZ est une réédition d’ETEL, disponible sur The Invisible Collection.

Dimensions et finitions sur mesure sur demande.

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Jorge Zalszupin par Etel

Jorge Zalszupin réédité par Etel

Né en 1922, il réussit à survivre à l’Europe nazie, à devenir architecte et à commencer une nouvelle vie à Paris. Mais ce n’est pas suffisant pour le jeune Jorge : il rêve d’un véritable nouveau départ, loin des ruines de l’Europe. Déménager au Brésil, signifie adopter une nouvelle approche de l’architecture et de l’urbanisme, et rejoindre de grands noms – la plupart d’entre eux étant des réfugiés européens – qui remodèlent les villes brésiliennes et inventent le modernisme brésilien. Apres des débuts difficiles, Zalszupin trouve un emploi dans l’atelier de Luciano Korngold à São Paulo, où il a travaillé comme assistant architecte. Quelques années plus tard, en 1951, il ouvre son propre cabinet. Comme la plupart des architectes de son temps, il travaille non seulement sur les plans de nombreuses maisons privées, mais il conçoit également la décoration intérieure et le mobilier.

Les premières pièces, principalement des sièges, ont été produites sous le label L’Atelier, d’abord présentées dans un petit atelier, puis dans un magnifique showroom au cœur de Sao Paulo. Tout en produisant davantage de meubles et en batissant sa marque, Zalszupin travaille en étroite collaboration avec Oscar Niemayer, créant des pièces exceptionnelles pour les célèbres projets de Brasilia.

Vers la fin des années 60, l’Atelier devient le lieu de prédilection des amateurs de design, car le nom de Zalszupin connait une renommée à l’échelle internationale, certains de ses modèles ayant été vendus sous licence aux États-Unis et en Europe.  Essentiellement des chaises, des tables, des armoires, avec de beaux objets. Même s’il continue à travailler pendant la dictature militaire, Zalszupin ralentit sa production ; au début des années 80, il retourne même en France et s’installe à Paris, où il commence à peindre. Aujourd’hui, à presque cent ans, il mène une vie paisible de retraité dans sa maison de Sao Paulo : il est le dernier maître vivant du modernisme brésilien.

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